[flashback] When all is said and done | CARMINE
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Feat. : Daniel Brühl
Âge : 40 ans et il vit un peu mal ce passage à une nouvelle dizaine !
Statut civil : Célibataire de longue date & amoureux d'un abruti, ça c'est fait !
Métier : Maître D au Haerlin, le restaurant de son père. Ils possèdent deux étoiles Michelin.
Taille et poids : 1m75 & 73kg, pas très grand, pas très épais !

Messages : 91
RPs : 12
Autres comptes : Angelo Greco
Pseudo : LaMarquise
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Quand il l’avait vue pour la première fois, plus tôt ce soir, Sebastian avait senti une pointe de jalousie lui transpercer le cœur. Elle était magnifique, avec sa peau mate et son sourire révélant des dents aux airs de perle en rangées parfaites. Ses jambes étaient longues et fines, sa silhouette en sablier. Le balancement subtil de ses hanches était sensuel et non pas vulgaire. Elle était belle, trop belle. Tellement belle que ça faisait mal. Et il l’avait vue quitter au bras de Magnus, bien entendu. Sebastian avait eu l’impression qu’on le plongeait dans un tonneau d’eau glaciale. Il aurait pu rejoindre son appartement luxueux avec vue sur tour Eiffel, se réconforter d’une coupe d’un vin de grand cru, jouer un peu de piano peut-être… Mais il était sorti. Et il les avait recroisé. C’était probablement voulu, même s’il ne se l’avouerait pas. Il savait où Magnus les amenait, en général. Comment il charmait. Et comment ça se terminait, surtout. La voir une seconde fois avait fait débordé son vase déjà bien plein et il avait compris que s’il ne retournait pas presto chez lui, il aurait des ennuis. Son caractère étant ce qu’il était, il risquait d’exploser à un moment ou à un autre.

Alors il était retourné chez lui. Il n’avait même pas allumé les lumières. Il s’était servit un verre de vin, s’était planté devant la grande baie vitrée et avait regardé longuement la tour Eiffel sans vraiment la voir, sa tristesse transformée en colère. Plus le temps avançait, plus il était en colère. Jusqu'à finalement sortir à nouveau pour aller d’un pas décidé chez les Greco, où il savait que Magnus logeait pour un temps indéfini qui devait être temporaire a la base. Lorsqu’il frappe à la porte à grands coups, un des deux frères l’accueille. Il ne sait trop lequel. De toute façon, il se glisse sous son bras, entre le Greco et le cadre de porte, pour entrer dans l’appartement. Vif, il rejoint la chambre de Magnus. Presque, en fait… Parce que soudainement, un bras attrape son poignet. Il tourne la tête vers Carmine pour le foudroyer d’un regard sombre un brin brouillé par des larmes de rage.

« Ne me touche pas ! », grogne le jeune homme, rendu farouche par tous ces sentiments négatifs qui l’envahissaient. Il se défait d’ailleurs de la prise de Carmine d’un mouvement sec du bras avant de continuer son chemin. Mais cette fois, deux bras puissants s’enroulent autour de sa taille et un « non » est murmuré près de son oreille. Sebastian se débat, crie, supplie même… puis se tait, entendant en provenance de la chambre des rires et des gémissements. Il se décompose sur place. Et finalement, il se laisse retomber contre le torse de Carmine. S’il sait que c’est lui avec assurance, c’est une histoire de réactions. Celui qui lui avait ouvert était donc Angelo et il était encore à la porte, l’air con. D’ailleurs, tournant la tête vers lui, Sebastian le voit ouvrir la bouche… « Ferme-la, Angelo Greco. »

Il y a un moment de silence qui retombe dans l’appartement, ponctué par les bruits désagréables qui proviennent de la pièce. Finalement, Sebastian se redresse, repoussant Carmine. Il glisse une main contre sa joue, essuyant une larme. Cette fois, c’est vers la porte d’entrée que le mène son pas décidé.

« Prends une veste et raccompagne-moi. », ordonne-t-il, la voix étranglée mais l’attitude très déterminée, comme toujours. Et croisant le regard d’Angelo, il grogne : « Pas toi. »

Tout sauf ça ! Carmine lui avait toujours semblé un peu moins chien fou et il avait toujours été là pour lui, même si Sebastian faisait comme s’il ne le voyait pas. Le nombre de fois où, comme ce soir, l’Italien l’avait empêché de trop se blesser le cœur… il ne les comptait plus vraiment… Et si ce soir, comme toujours, Sebastian semblait si exigeant et chiant, c’était parce qu’il était pour le moment incapable de demander gentiment. Mais ça tenait en vrai plus de la supplication que de l’ordre. Beaucoup plus.



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Ach, die Ewigkeit scheint mit dir klein


Ich will für immer bei dir sein...
Lun 8 Oct - 21:46
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Feat. : Riccardo Scamarcio
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Lorsque ça avait frappé, Carmine était en train de déballer un nouvel achat qu’il avait fait. Un blender chauffant dernier cri, un truc qu’il voulait tester depuis un moment, par curiosité et pour les moments où cuisiner l’intéressait moins que prévu ! Le rapide et bon ça avait aussi ses avantages ! Angelo faisait dieu seul sait quoi de son côté et Magnus, qui squattait pour une durée indéterminée l’appartement avait ramené de la bonne compagnie. Elle avait semblé surprise de les voir là, comme la plupart des conquêtes de l’homme… Mais il avait su les amadouer comme toujours, les conduire dans sa chambre et depuis on en entendait plus parler, à moins de s’approcher de la porte, dans le couloir.

Ceci étant dit, lorsque ça sonne donc, Carmine sait déjà à qui son frère va ouvrir. C’était comme une évidence pour lui. Il remet donc sa nouvelle acquisition dans sa boîte pour rejoindre la chambre de son chef et ami histoire d’intercepter un Sebastian furibard. L’italien saisit son poignet pour le retenir… Et ne s’arrête pas à la première protestation. Il le retient avec plus de force lorsque Sebastian insiste. Parfois il consolait, d’autre fois il disputait… Ce soir les larmes au fond du regard brun l’encourageaient à consoler, plutôt.

C’était fou d’être amoureux si fort qu’on s’en laissait entièrement aspirer et bouffer de cette façon. Ce n’était même pas comme s’il y avait déjà eu quelque chose et plus encore : Sebastian était convaincu de l’impossibilité technique d’une relation entre eux. Ça n’empêchait pas la jalousie, mois après mois, année après année. Aucune relation de Sebastian ne semblait pouvoir effacer le fantôme de Magnus qui avait refermé les deux mains sur son cœur.

Carmine ne dit rien le temps que Sebastian se débatte puis abandonne. La réalité venait de le rattraper, les forces l’avaient abandonné alors. Et si Angelo se fait aboyer dessus, Carmine pose une main sur son épaule pour lui dire sans paroles de laisser tomber, de ne pas s’en faire pour ça.

Même s’il lève les yeux au ciel par principe, Carmine récupère sa veste et son jeu de clef, saluant rapidement son frère en italien avant de mettre les pieds dehors, venant se poser près de Sebastian.

« Tu veux marcher ? »

C’était peut-être mieux, ça lui ferait peut-être du bien. Et quand même, parce qu’il n’était jamais 100% coulant avec Sebastian histoire de lui imposer l’air de rien des limites :

« Tu vas devoir des excuses à Angelo. Tu avais pas besoin de l’insulter. »

Et puis c’était son frère quoi… Alors l’allemand ne pouvait pas faire ça devant lui comme si de rien n’était et comme si ça n’avait aucune incidence.

« Pourquoi tu es venu ? Ça te surprend à chaque fois alors que tu le sais. »

Le comportement de Magnus était clair comme de l’eau de roche à ce niveau-là. Deviner ce qu’il comptait faire ne demandait pas d’avoir de grandes compétences dans aucun domaine que ce soit !

« Tu devrais te trouver quelqu’un. Tu as déjà essayé meetic ? Ça marche bien. »

Il s’était inscrit sur deux ou trois sites, parce que clairement il manquait de temps pour aller draguer à droite et à gauche, disons ! Sortant d’ailleurs son téléphone, Carmine le montre à son compagnon, indiquant une autre icône, tentant de détendre l’atmosphère.

« Celle-là s’appelle « adopte un mec ». Avoue que c’est concept. Maiiiiiiiiis… »

Carmine ricane, se vantant un petit peu, pour le plaisir :

« On m’a mis dans pas mal de paniers, le charme à l’italienne, tu comprends ? »

Il a un petit clin d’œil pour Sebastian, passant un bras en travers de ses épaules pour le ramener contre lui tandis qu’ils marchent deux secondes.

« Riche, beau et intelligent. Tu pourrais avoir un homme pour chaque jour que Dieu nous donne… ! »

Taquin, Carmine vient baiser une joue du jeune homme avant de lui lécher la pommette, rieur.

« Et tu as bon goût ! Parole de chef. »

Jeu 11 Oct - 11:13
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