La tua libertà | CARMINE
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Angelo était à l’aéroport Charles de Gaulle et il était certain que son cœur allait exploser. Mais cette fois, c’était de joie et d’impatience, tout ça à la fois ! Carmine était sorti de prison hier. Aujourd’hui, ils se retrouvaient enfin. Il lui avait semblé que le vol avait duré au moins une éternité… et que dire de l’attente à la douane ? Il avait vraiment failli perdre patience, mais faire une scène maintenant aurait été une très mauvaise idée et aurait encore plus retardé le processus ! Mais son impatience est palpable et quand un type le bouscule dans la file, il lui rend la politesse avec un regard mi-sombre, mi-provocant. Le mec ne le cherche heureusement pas davantage… et de toute façon, c’est ENFIN la fin de la torture ! Son passeport italien dans une main, son gros sac de voyage dans l’autre, il balaie trop rapidement la salle du regard. C’est une exclamation bien de chez lui qui attire son regard vert d’eau… et il en croise un autre pile comme le siens. Un grand sourire se dessine sur les lèvres d’Angelo… et il hurle !

« FROCIO ! », s’exclame tout haut Angelo, une exclamation qui lui vaut quelques regards, mais sûrement plus pour la force qu’il y avait mis que pour le mot en lui-même qui était pourtant très vulgaire. Mais il pouvait bien traiter son frère d’homosexuel dans des termes peu glamour : ils étaient entre eux et ce n’était que de l’amour ! D’ailleurs, une fois devant Carmine, Angelo lâche son sac et ouvre les bras un instant, son rire puissant envahissant la pourtant immense pièce dans laquelle ils se trouvaient. Et finalement, il le prend dans ses bras, le serrant si fort qu’un autre que Carmine aurait probablement fini étouffé. « J’en reviens pas. Regarde-toi. Regarde-nous. Ta liberté m’a manqué, p’tit con. »

Tu parles… Il en était carrément tombé jusqu’au plus profond qu’il pouvait atteindre. Plus de chocolaterie, plus de logement… et finalement, une tentative d’en finir dictée par une dépression non-traitée. Ses parents avaient fait des miracles finalement… mais jamais autant que la remise en liberté de Carmine qui semblait tout régler d’un coup. Il pose ses mains sur les épaules de son jumeau, observant son visage comme si ça faisait mille ans qu’il ne l’avait pas vu alors que même d’Italie, il continuait à le visiter fréquemment, généralement accompagné de leurs parents. Leur bonne mama hurlait à chaque fois sur Carmine et son idiotie, mais elle finissait toujours par le serrer dans ses bras en larmes, alors l’un dans l’autre…!

« Mama me fait dire des trucs peu chastes que je te répéterai plus tard. Et aussi que tu es mieux d’aller visiter bientôt, parce qu’elle songe à te renier. Oh et qu’elle t’aime. », annonce Angelo, rieur. Son regard se brouille un peu, mais pas assez pour pleurer. Disons juste que c’était les émotions, là. Il attire d’ailleurs à nouveau Carmine dans ses bras, son sourire n’ayant probablement jamais été aussi large que présentement ! La chocolaterie… ça ne comptait plus du tout à ses yeux. Angelo était vraiment le genre d’homme à ne vivre que le moment présent et il le prouvait plus que jamais là ! « Si tu savais ! J’ai reçu un appel bourru avant le tiens. Ah, ça recommence alors. C’est comme avant. Avant que tout dérape. C’est génial ! La cuisine de Magnus me manquait. Le voir traumatiser des p’tits cons… je pensais plus jamais vivre ça, vieux. »

Il donne quelques bonnes claques dans le dos de son frère, ne pouvant de toute évidence pas arrêter de parler trop fort, de rire trop fort et de faire d’amples mouvements des mains ! Et il avait aussi un peu de mal à bien enchaîner ses idées, mais ça lui passerait.

« Raconte-moi. Tout. »

Maintenant qu’ils pouvaient vraiment se retrouver seuls… ils allaient pouvoir parler bien plus librement.
Mer 3 Oct - 9:42
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L’aéroport était un endroit bruyant et fourmillant d’activité. Son frère aurait dû arriver à Orly selon toutes vraisemblances vu sa ville de départ mais les joies des aéroports internationaux avait fait son office et Angelo lui avait envoyé un message quelques heures avant son décollage pour lui annoncer ce changement de dernièrement minute. Qu’importe : il serait allé à l’autre bout de la France pour le chercher si son frère le lui avait demandé. Il y serait allé à pieds, s’il l’avait fallut !

Toujours est-il qu’en l’attendant, Carmine s’était sentit un peu stressé et tendu. Il n’avait plus prit de bain de foule depuis un moment déjà et si les prisons françaises n’étaient pas réputés pour être des coupes-gorges, elle était pleine d’hommes qui n’avaient rien d’enfants de coeur malgré tout… Passer deux ans à dormir dans le pensionnat du mal, ça vous traumatise certainement un minimum. Carmine n’y avait pas perdu sa joie de vivre ni son naturel animé… Mais disons qu’il lui fallait du temps pour sortir pleinement de sa coquille.

Une exclamation, complètement indélicate et déplacée… Mais les lèvres de Carmine s’étirent en un sourire ravie tandis qu’il se retourne, tombant nez à nez avec ce frère qu’il n’avait plus vu que dans des circonstances évaluées à la loupe et minutées. Pas assez régulière à son goût d’ailleurs. Carmine vient étreindre son frère avec force histoire de le retrouver à 100 %… Et son frère le lui rend bien. Ces accolades étaient interdites pendant les visites. Aucun contact physique. Pour lui qui était un tactile, c’était le bout du monde !

« Vaffanculo ! »

Va te faire foutre, un grand classique. Des retrouvailles parfaitement cordiales en sommes ! Mais la vérité, c’est qu’il lui avait vraiment trop manqué !

Angelo lui fait le tour des recommandations maternelles… Et il reconnaît bien sa mère dans ces bavardages contradictoires qui ne pouvaient vraiment que lui appartenir !

« C’est prévu. J’irais voir Sofia le mois prochain, sur un long week-end. »

D’ailleurs il espérait bien que son frangin avait prit la dose de photos de sa petite parce qu’en prison il n’avait eu le droit d’en garder qu’une seule, qu’Angelo mettait à jour à chaque visite, pour qu’il la voit grandir. A ce stade il avait raté la moitié de sa vie, c’était un arrache-coeur. Il avait aussi demandé à son bébé de choisir un jouet, celui qu’elle voulait, pour le donner à papa. C’était trois fois rien mais Carmine voulait ce petit quelque chose d’elle dès sa sortie de prison… Quelque chose avec son odeur… Un truc qu’elle lui aurait cédé avec son trop grand coeur.

Il rit avec son frère, moins fort mais pas moins sincèrement. Une main toujours sur l’épaule de son jumeau, Carmine aussi se laisse aller à une petite inspection. Angelo semblait bien, il avait l’œil pétillant qu’il lui avait toujours connu, du moins avant la prison. Dans le fond, c’était un peu comme s’ils y avaient été ensemble et c’était quand même difficile à accepter.

« Ouais ça recommence. »

Carmine récupère le sac de son frère, le jetant sur une de ses épaules avant de prendre le chemin des ascenseurs, les indiquant d’un bref signe de la main.

« Par là. Je t’ai déjà prit un billet. »

Pour le RER, faute de permis de conduire quoi !

« Alors Sebastian est au courant que tu revenais en France ou tu lui as apprit pendant son appel ? »

En tout cas il était reconnaissant à l’allemand de ne pas s’être fait désirer pour ce qui était de recontacter Angelo. La cuisine, la vraie, celle qu’il avait aimé jusqu’à la lie, c’était Magnus, Angelo, Sebastian et lui.

« Il a délié les cordons de la bourse. La cuisine est déjà en train de prendre forme pour de vrai, tu verras. Ton comptoir t’attend déjà, j’espère que tu es en forme pour ce soir parce que si tu es dispo, ce sera notre grand soir ! »

Le soir où l’histoire recommençait comme elle s’était arrêtée. Ils atteignent l’ascenseur puis rejoigne le quai du RER B qui les conduirait jusqu’à Châtelet les Halles. De là ils prendraient le RER A pour rejoindre les Champs Élysées.

« C’est toi qui a des choses à me raconter ! »

Avec leurs parents, Sofia, tout ça ! Mais bon, pour ce qu’il avait encore à dire de son côté :

« Sebastian en pince toujours pour Magnus. Il se croit sage mais c’est le pire d’entre nous. »

Ça amène un sourire très amusé sur ses lèvres. Il avait tout connu de l’allemand, le pire comme le meilleur et ce sans tabous… !!

« Le restaurant appartient à sa famille. Il est collé à un hôtel. On y a déjà nos chambres, je te donnerais ton passe tout à l’heure. »

Et bien sûr :

« Magnus est sobre. Drogue, alcool… Sebastian met le sexe dans le même panier mais toi et moi on sait que le sexe c’est autre chose… ! »

C’était l’amour !

Sam 6 Oct - 15:43
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On comprenait vite pourquoi leur mère criait beaucoup quand on voyait ces retrouvailles hautes en couleur, n’est-ce pas ? Mais c’était une preuve de bonne santé chez les jumeaux Greco que d’être si… démonstratifs ! Et d’avoir cette petite vulgarité qu’ils réussissaient pourtant toujours à bien faire passer, d’une façon ou d’une autre. Un sourire étire les lèvres d’Angelo alors que son frère parle de sa petite. Selon leur mère, Sofia était une bénédiction pour ses deux fils, puisqu’elle leur donnait le sens des responsabilités. Même s’il aurait aimé s’en défendre, Angelo ne pouvait pas trop le faire. C’était assez vrai ! Depuis qu’il s’était vu confier Sofia, il n’avait plus déconné. Ça ne voulait pas dire que le moral était au beau fixe, juste qu’il avait une raison de continuer à avancer malgré la séparation d’avec son frère.

« Un long week-end avec Magnus ? Bonne chance… Faudra que tu trouves une autre façon de te sauver, je crois. », fait remarquer Angelo en éclatant de rire. « Tu vas la faire venir quand ? »

Il savait que ça allait arriver un jour ou l’autre. Mais quand exactement ? Sûrement pas avant quelques mois sûr. Ils devaient vraiment se remettre les deux pieds au sol avant. Sofia ne méritait pas une vie en montagnes russes. Lorsque Carmine prend son sac, Angelo a un petit sifflement faussement impressionné, venant le bousculer un peu.

« Wow, t’es devenu un vrai gentleman, dis donc ! », s’exclame Angelo, moqueur. Il ricane, donnant une bonne claque contre une fesses de son jumeau, arrachant à une femme d’un certain âge une petite exclamation outrée. Se tournant vers elle, l’Italien lui fait un clin d’œil charmeur. « J’suis sûr qu’elle était en train de te mater les fesses. »

Il suit son frère, ayant bien du mal à décrocher ce grand sourire de son visage… et n’essayant pas vraiment, c’est sûr ! Par contre, à propos de Sebastian, il éclate à nouveau de rire, dérangeant encore quelques personnes autour mais s’en fichant comme de l’an quarante. D’ailleurs… personne ne lui avait jamais expliqué que ce 1940 avait fait aux gens pour que tout le monde s’en fiche !

« Ah, il m’appelait pour que je revienne, en fait. », explique-t-il avec amusement. De toute évidence, Sebastian avait quelques petits secrets. Parce qu’il l’imaginait bien avoir refusé son retour… avant d’appeler lui-même pour qu’il se ramène, quoi ! Il a un petit sifflement impressionné à la suite par contre. « Ah ouais, il a carrément allongé le fric. Ça va coûter une blinde à sa famille. Enfin, son père ne va pas très bien à ce que je sache ? T’imagine ? Sebastian propriétaire… C’est bizarre. »

Comme souvent, ses idées allaient un peu dans tous les sens. Mais c’était pire avec la présence de son frère à ses côtés. Ça faisait tellement longtemps. En tout cas, il avait vraiment hâte de voir la nouvelle cuisine. Et surtout, d’y cuisiner ! Quant à avoir quelque chose à raconter à son frère, il se fait un peu plus calme, mais c’est parce qu’il était toujours plus tendre en pensant à sa famille. Surtout sa nièce.

« Oh, tu vas rendre une petite fille heureuse. Elle n’attendait que ton retour, tu sais. Je pense que tu devrais la faire venir assez vite. Je veux dire… pas là là. Mais plus tôt que ce que tu crois. », assure Angelo, glissant un bras autour des épaules de Carmine avec affection. « T’es un chouette père. Et je suis un oncle pas mal du tout, j’avoue…! »

Il arque par contre les sourcils à la suite. Seigneur mais…

« Cet idiot d’Allemand n’apprendra donc jamais. Franchement… Je comprends pas comment il peut être amoureux depuis genre vingt ans. », fait remarque Angelo, vraiment dans l’incompréhension la plus totale. Quant à Magnus, ça lui arrache un rire bref, mais il était fier de lui franchement. C’était pas facile de laisser ses vieux travers de côté… « C’est un guerrier. On l’aidera à rester sur les rails s’il le faut. »

Il s’arrête finalement alors qu’ils sortent, observant les alentours comme s’il n’avait plus vu Paris depuis vingt ans. Ça lui arrache un petit rire. Puis finalement, il emboîte le pas de son frère vers la station du RER.

« Sebastian aurait dû depuis longtemps se glisser entre les draps de Magnus si ça l’obsède tant que ça. Ça doit faire vingt ans qu’il ne s’est pas fait sauter, ça le pèse. », se moque Angelo. « Mais t’es sérieux, là ? Magnus est sage à propos du sexe aussi ? Il va devenir cinglé, à ce rythme. Et nous allons souffrir…! »

Eux, pauvres petites choses sans défense !

« Ah j’ai promis à Sofia que tu l’appellerais ce soir aussi. J’ai eu droit à la crise de larmes du siècle. Mais en vrai, elle va me manquer là… »

Il avait faillit en verser une aussi, disons.
Lun 8 Oct - 8:07
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Ouais il allait probablement devoir négocier un peu… Mais parce qu’il savait certaines choses à propos de Sebastian également, Carmine a un petit haussement d’épaules.

« Je demanderais mon congé à Sebastian. »

S’il y en avait bien un qui ne lui dirait pas non pour ce qui était de prendre juste trois jours pour voir sa fille qu’il n’avait pas vu depuis deux ans, c’était l’allemand ! En fait, il était même certain que s’il ramenait Sofia avec lui, Sebastian trouverait une raison plus ou moins logique et argumentée de le surclasser. Et pour ce qui était justement de la faire revenir :

« L’année prochaine peut être, pour les prochaines vacances. »

Mais de convenir tout de même :

« J’irais peut être la chercher pour la période de Noël, qu’elle le passe ici, avec nous. »

Par contre son frère taquine sur le bon geste qu’il avait eu pour lui et Carmine vient sans douceur lui rendre son sac !

« C’est sur ces bons mots que s’arrête ma bonne âme, bâtard. T’es vraiment un adopté. On n’est pas si con dans la famille. »

Une claque qui fait s’effaroucher une petite dame et Angelo qui ne s’en peut plus de bêtise. En même temps ils parlaient fort, toujours, et personne ne pouvait vraiment ignorer la teneur de leur conversation ! Du moins personne parlant italien parce que sinon… Il n’était pas question de parler français entre eux, même s’ils pouvaient. C’était de l’italien et parfois, dans leurs moments les plus familiers, se mêlait à leur italien un peu de leur sicilien natal.

« C’est bien qu’il t’ai appelé. Il réunit la bande. »

Carmine sort de sa poche son paquet de cigarettes, la même marque qu’il avait toujours fumée en France, en proposant une à son jumeau.

« On a beau croire que c’est exclusivement le comportement de Magnus qui nous a tous mit dedans à l’époque, c’est aussi un peu notre faute. »

Et d’expliquer si c’était nécessaire, tout en allumant sa clope avant de refiler son briquet à son frère :

« Le départ d’un chef devrait jamais causer la fermeture d’un restaurant avec une bonne équipe. Même aussi fédérateur que Magnus. »

Il avait beau hurler sur tout le monde, faire pleurer le personnel… N’empêche que tout le monde le suivait et qu’au moment de mettre du monde dehors parce qu’ils avaient mal parlé au personnel, Magnus était là. Bien sûr, vu le caractère de l’homme, pour qu’il se contienne, il fallait sûrement qu’il continu de penser que « tout » était de sa faute. Alors que dans le fond, chacun d’entre eux avait laissé faire, chacun à leur mesure. Personne n’avait été capable de prendre le relais. Aujourd’hui Angelo avait fait faillite, Sebastian parvenait difficilement à maintenir sa seconde étoile et lui sortait de prison. Comme quoi ils n’étaient pas « mieux » sans le suédois, en vrai.

« J’ai appris pour le père de Sebastian. C’est moche… »

Ça avait beau être le cycle de la vie qui voulait ça, ça n’en rendait pas moins la situation triste et difficile.

« Sebastian est largement prêt pour la relève. Il le sait au fond de lui mais il aimerait entendre son père le lui dire. »

De fait :

« Magnus veut d’autant plus cette troisième étoile. »

Pour que Sebastian les entendes, ces paroles de fierté si réconfortantes. Bref. Carmine n’en rajoute pas à propos de Sofia, percevant comme une petite douleur dans le cœur alors que son frère lui fait remarquer sans le vouloir qu’il était un mauvais père trop absent de la vie de sa fille. Ce n’était pas ça, dans la bouche de son frère… Mais ça y ressemblait dans son oreille, parce que la culpabilité déformait un peu tout. Heureusement son frère accentue son côté « bon père » et Carmine chasse le sujet en venant souffler sa bouffée de cigarette au visage de son frère, rieur. Il en écrase ensuite le mégot sur le quai pour s’engouffrer dans le RER qui venait d’arriver. Il y a des places vides, il s’installe en fourrant ses mains dans ses poches.

« Sebastian est le plus accro des deux, tu crois ? »

Magnus s’était sevré… Mais pas leur ami allemand, de toute évidence. Ça se voyait encore à sa façon de le regarder, pour le peu qu’il avait vu. Et surtout à la façon que Sebastian avait de s’arranger pour que les serveuses ne se retrouvent jamais seules avec le cuisinier… Il chassait toujours les conquêtes potentielles, certaines choses ne changeaient jamais !

« Il peut avoir qui il veut. Même Magnus. Mais il s’est convaincu du contraire. »

A quoi bon tenter de l’en dissuader, si c’était plus facile de vivre comme ça, pour maintenant ? Mais le sujet en revient à son bébé et Carmine acquiesce.

« Je vais l’appeler tous les jours. »

Et elle pourra l’appeler, elle aussi ! Parlant d’appel :

« Montre-moi des photos ! Tu as le jouet que je lui ai demandé ? »

A parler d’elle, lui aussi sentait l’émotion le submerger. Il voulait les avoir « maintenant », pas à l’hôtel ! Et avec une petite appréhension :

« Elle a parlé de moi, pendant ces deux années ? »

Mar 9 Oct - 14:52
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