Bon matin, Paris | MAGNUS
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Sebastian avait passé une mauvaise nuit. Il avait peu dormi. Déjà insomniaque depuis toujours, il allait de soi que le retour inattendu de Magnus l’avait tenu réveillé encore plus qu’à la normale. Une longue douche au matin ainsi que quelques produits cosmétiques avaient servi à camoufler un peu des vestiges de cette nuit qui n’en fut pas vraiment une. Comme d’habitude, même si le premier service était celui du midi, Sebastian était debout très tôt, déjà engoncé dans un de ses complets sur mesure signé par une grande marque ayant sa préférence. En sortant de sa chambre, il avait croisé deux jeunes filles qui s’occupaient du ménage glousser à propos du locataire de la chambre 412 et ça l’avait fait grogner tout bas. Sans plus tergiverser, il avait quitté l’étage des suites pour aller à ce fameux étage numéro quatre où de toute évidence, une rockstar du sex appeal avait élu domicile. Et il savait déjà de qui il s’agissait. Mais sur la porte, on demandait à ne pas déranger le locataire. Ça le rend un peu nauséeux. Lui rappelle de mauvais souvenirs. Combien de fois était-il entré malgré tout pour en tirer une femme des draps de Magnus ? Et combien de fois Carmine l’avait-il empêché de faire cette idiotie pour le préserver un peu ?

Sebastian replace son complet, se racle la gorge, puis frappe à la porte. Une voix endormie se fait entendre. Oh, Magnus était un lève-tôt. Mais peut-être qu’aujourd’hui, l’Allemand avait un peu abusé sur le sens du mot « matinal ». Il faut dire que quand on ne ferme pas l’oeil de la nuit, le temps commence à paraître long à un moment. Il grogne un peu alors que l’homme lui signale qu’il pouvait entrer sans son assistance. Sebastian sort donc sa carte magnétique passe-partout, la glissant dans la fente prévue à cet effet. La petite lumière devient verte et il ouvre la porte, entrant dans une chambre encore sombre, la faute des rideaux fermés. Il referme derrière lui, puis fait plusieurs pas dans la chambre, observant déjà le désordre qui commençait à s’installer. Seigneur... certaines choses ne changeraient jamais ! Il s’arrête près d’une commode sur laquelle était posées plusieurs bouteilles d’alcool de bonne qualité. La seule bouteille ouverte en était une d’eau... et il est peut-être surpris. Puis, il tourne la tête vers Magnus, à moitié perdu au milieu des draps défaits, les cheveux en pétard et la mâchoire se décrochant d’un bâillement.

« Bon matin. », salut Sebastian, le petit air malicieux et satisfait sur son visage prouvant probablement toute la joie qu’il avait à tirer Magnus du sommeil ! Mais c’était aussi autre chose. Magnus était sorti hier et pourtant, il n’y avait personne dans son lit et aucune trace d’une femme qui eût fait un petit séjour inavouable dans cette chambre. Ça avait de quoi le mettre de bonne humeur, si tôt le matin. « Bien dormi ? Le film était bon ? »

Ce disant, il se retourne pour ouvrir en grand les rideaux, observant un moment la morne, mais belle Paris sous la pluie. Celle-ci frappait contre le carreau, un bruit qui avait toujours eu le don de le bercer, depuis sa plus tendre enfance jusqu’à maintenant.

« Je vais te retirer la carte qui demande aux femmes de chambre de ne pas entrer et demander à la réception de ne pas t’en donner une. Tu as besoin d’un service aux chambres. Tu vas vivre dans la crasse en moins de temps qu’il n’en faut pour dire... », commence Sebastian, se retournant vers Magnus. Mais il s’interrompt. Parce que l’homme était à demi extirpé des draps, ceux-ci ayant découvert son torse nu, un peu de ce boxer près du corps noir et une cuisse puissante. Son regard glisse un court instant sur cette vision charmante... puis il le détourne, se raclant la gorge, mal à l’aise. « J’ai dit que je voulais un nouveau menu aujourd’hui. Tu y as réfléchi ? »

Probablement. Ou alors, Magnus allait trouver de quoi faire. Il ne s’inquiétait pas, en vrai. C’était plus pour se changer les idées qu’il avait abordé le sujet qu’autre chose.

« J’ai appelé mon père. », annonce soudainement Sebastian, l’information tombant comme une bombe. Ah, les bonnes nouvelles de si bon matin... « Je crois que même sans téléphone, je l’aurais entendu hurler depuis Berlin. Mais la décision me revient... »

Sebastian soupire. Il quitte la fenêtre pour aller jusqu’au sac de l’homme, à moitié éventré. Il prend un t-shirt au sol, apparemment encore propre, et commence à le plier avec soin, histoire de s’occuper les mains.



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Mar 2 Oct - 9:23
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Magnus avait dormit du sommeil du juste. La chambre était agréable chauffée sans trop, le matelas était des plus confortable, les oreillers moelleux, la couette légère et pourtant épaisse… L’Hôtel Lancaster méritait assurément ses quatre étoiles au guide Michelin. Le service de chambre était impeccable aussi. Du moins pour ce qu’il en avait testé soit la livraison d’une collation sur le tard la veille au soir. Au niveau des papilles ça aurait pu être mieux mais ça avait été suffisant pour lui tenir au corps le temps d’aller faire un tour, de revenir transit de froid et de passer un temps plus qu’interminable sous la douche.

Une chance qu’il ne payait pas l’eau parce que Magnus était un gaspilleur né à ce sujet. Et la douche de sa chambre était déjà pas mal spacieuse… Il n’osait presque pas imaginer celles des suites et compagnie. Il rêvait d’une de ces douches hammam qu’il avait déjà testé en Suède par contre chez son frère. Dans ces douches-là, Magnus aurait pu rester jusqu’à fondre, littéralement.

Ceci étant dit la fatigue l’avait finalement rattrapé. Et si Magnus était un petit dormeur, il avait néanmoins tendance à dormir bien et dur. Alors quand on frappe à sa porte, ça lui met un instant à comprendre et à faire le point. On frappait à sa porte… Ha… Sa porte… Ah oui, l’hôtel ! Ca ne pouvait être qu’une personne et Magnus baragouine donc un truc assez fort pour se faire entendre. Sebastian avait sans aucun doute un passe partout : on était dans l’hôtel de son père !

Effectivement le petit allemand entre finalement. Il avait l’air bien trop fier de lui pour que Magnus se fende d’un « bon matin » en réponse au sien. Il l’observe plutôt passer un instant sans bouger, rester le nez à moitié dans l’oreiller, un œil à peine ouvert pour suivre Sebastian et sa petite inspection du coin de l’œil.

« Potable. »

Le film ça. Mais il n’avait pas fait que ça de sa soirée. Le film terminé il était revenu à l’hôtel, y avait donc prit une collation et, moins d’une heure plus tard, il était repartit marcher le long des quais de Seine. Ça lui avait fait du bien mine de rien… Lorsqu’il était revenu, Paris s’était allumée. Embrasée de néons et d’ampoules, même.

« J’ai fait un tour sur les quais de Seine. Ça n’a pas changé. »

Ou très peu. Trop pour qu’il en fasse réellement mention en tout cas. Par contre Magnus arque un sourcil à propos de la petite carte « ne pas déranger », se redressant en position assise dans son lit, passant une main contre son torse pour replacer la petite chaîne et la médaille de Saint Jude qui y était accroché. Un cadeau de Carmine… Le Saint Patron des causes perdues ou en tout cas des cas désespérés.

« Je n’aime pas qu’on fouille dans mes affaires. »

Il ne pouvait pas expliquer d’où ça lui venait… Mais Magnus n’avait jamais été prêteur. Plutôt du genre à tout garder pour lui. Pourtant paradoxalement il n’était pas matérialiste, sans quoi il n’aurait jamais pu tourner les talons aussi souvent qu’il l’avait fait sans rien emporter. Dans le fond, c’était peut-être pour ça qu’il s’accrochait aux choses lorsqu’il en avait… Parce que rien ne semblait lui appartenir toujours.

Magnus ne perçoit le malaise ensuite que lorsque son vieil ami se détourne, commençant à jouer les femmes de ménage. Quant au menu :

« J’ai quelques idées, j’ai regardé ce que tu avais dans tes frigos. »

Et vu son air, il ne trouvait pas que ce que les dit frigos contenaient était extraordinaire.

« Vendredi je vais aller à Rungis. »

Oui oui : il n’était censé travailler qu’aujourd’hui et demain, tout ça… Peu importe. Rungis vendredi, il commanderait ce qui était vraiment nécessaire et samedi à la première heure ils seraient livrés du nécessaire. Des ingrédients frais, de qualité, qu’il aurait choisis soigneusement… Ça avait quand même un peu plus d’allure.

Un petit rire encore enroué de sommeil franchit les lèvres de Magnus qui se relève, prenant le chemin de la salle de bain.

« Si tu ne viens pas dans la salle de bain il va falloir parler plus fort. J’ai besoin d’une douche. »

Et pour reprendre à propos du père de Sebastian :

« Il est encore plein d’énergie. »

Pour un mourant… Mais à la limite, si ça pouvait juste l’éveiller, et pas lui faire mettre les deux pieds dans la tombe plus vite… Par contre alors qu’il venait d’entrer dans la salle de bain, Magnus en sort la tête par la porte, soulignant :

« Tu le dis si souvent que ça ressemble à une tentative d’auto-conviction. »

Et puis d’ajouter :

« Ton père sera bien content, lorsque le Haerlin sera trois fois étoilé. »

Il ne sortait pas de son idée à ce sujet… Et Sebastian savait, plus que n’importe qui, qu’il serait impossible à qui que ce soit de lui faire changer d’avis. Il la voulait, cette étoile… Il avait cruellement échoué la dernière fois, essentiellement par sa propre faute… Mais aujourd’hui la distribution des cartes était différente.

Magnus ouvre l’arrivée d’eau de la douche, se sépare de ses sous-vêtements et tout en passant sous l’eau agréablement chaude, il élève la voix pour se renseigner :

« Cette information était donc si importante que tu mettes les pieds dans ma chambre avant même que mon réveil ne sonne ? »

Mer 3 Oct - 8:53
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Potable, rien que ça ? Sebastian a un petit soupir. Peut-être que finalement, Magnus n’avait pas encore trouvé un hobby en dehors de la cuisine. Il allait trouver autre chose… On ne manquait pas de choses à faire à Paris. On ne sait jamais quand on peut se découvrir une nouvelle passion. Enfin… Non. Magnus ne pouvait avoir une autre passion que la cuisine, il en était sûr. Mais au moins quelque chose qu’il aimerait faire et qui le changerait un peu. Quant à la Seine, Sebastian a un moment de silence, songeur… Finalement, il regrettait un peu de ne pas être allé voir ce film, mais seulement pour cette petite balade nocturne. C’était sûrement mieux ainsi, néanmoins.

« Non, en effet. Pas vraiment. Mais Paris change-t-elle vraiment ? », demande lentement Sebastian, de façon entièrement rhétorique. Un petit sourire amusé étire ses lèvres alors que Magnus se plaint de ceux qui fouillaient dans ses affaires. Il ouvre un tiroir, y déposant soigneusement le t-shirt. « Tu ne m’as encore jamais piqué de crise, pourtant. »

Mais il n’allait pas venir faire le ménage lui-même, qu’il n’y pense même pas ! Il lève néanmoins les yeux au ciel lorsque sans le dire directement mais avec un ton éloquent, Magnus critique le frigo du restaurant. Franchement… il n’arrêterait jamais. Ni ça, ni de prolonger son séjour. Mais cette fois, Sebastian n’essaie même pas de faire genre qu’il allait le mettre à la porte. Ça commençait à être inutile. Ils avaient dépassé ce stade…

« J’ai souvent changé de personnel en cuisine, ces derniers temps. », explique soudainement Sebastian, tout en attrapant un jeans qu’il secoue un peu. Il n’avait pas vraiment envie d’en parler, en vrai. Parce que c’était presque admettre qu’il n’avait tout simplement pas réussi à trouver une cuisine qui roulait autant que celle de Magnus. Ça lui avait manqué. Ça avait manqué au restaurant. « Wolfgang était un con qui n’avait pas beaucoup de vision, mais il savait cuisiner. »

Sebastian a un regard pour l’homme alors que celui-ci s’éloigne vers la salle de bain. Il soupire, allant jusqu’à l’armoire pour pendre le jeans à un supporte, puis referme derrière lui. Il grogne un peu à propos de l’énergie de son père. C’était tout relatif. Le pire n’avait pas été les cris, mais le nombre de fois où il s’était étouffé pendant. C’était une torture à chaque fois. Ça et les quelques insultes qui avaient finalement fusées. Son père n’était pas comme ça habituellement. Sebastian savait que c’était la peur qui parlait pour lui et il espérait que ce n’était pas juste pour son entreprise. Il s’approche de la porte de la salle de bain, s’appuyant contre le mur à côté, les bras croisés.

« Arrête de m’insulter. Je sais ce que je vaux. Je ne suis pas un petit garçon perdu. », fait remarquer Sebastian, un peu vexé. Il soupire à propos de ces fameuses trois étoiles. Fermant les yeux, il pose sa tête contre le mur derrière lui, marmonnant : « On a faillit perdre la seconde, la dernière fois. Leur prochaine visite sera impitoyable. »

Il n’avait pas le choix de dire à Magnus où ils en étaient exactement, même si ça signifiait piétiner un peu son orgueil. Sebastian tourne la tête vers la salle de bain alors que l’homme lui reproche apparemment sans rancune néanmoins ce réveil trop matinal. Il a un petit sourire… et tendant une main, l’Allemand pousse légèrement la porte. À peine. Juste assez pour voir la douche, déjà embuée, qui laissait deviner plus que voir. Mais c’était une vision séduisante, sensuelle même…

« Je n’ai pas dormi. », explique simplement Sebastian. Mais il n’y reste pas. Ce n’était pas son genre de s’apitoyer sur son sort, surtout pas sur quelque chose d’aussi récurent. « Mon père a des conditions, Magnus. Et je suis d’accord avec lui. »

Il glisse lentement le bout de ses doigts contre le bois de la porte, puis la relâche, détournant le regard.

« Une fois par semaine, tu verras ma psychiatre. Elle te prélèvera un échantillon de sang et le fera analyser. », explique calmement Sebastian. Il ne savait pas trop à quelle réaction s’attendre, en fait… mais il serait inflexible. Il devait être sûr. Ne pas constamment douter. Ces prises de sang ne laisseraient pas place au doute. C’était mieux ainsi. « Et si tu passes les tests, je débloquerai les fonds dont tu auras besoin pour monter ton équipe, ta cuisine, ton menu. Tout… »

Ça allait coûter une blinde. Mais ça pouvait effectivement valoir la peine si Magnus était bel et bien de retour…



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Mer 3 Oct - 10:11
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« On dit souvent que non en tout cas. »

Que Paris ne changeait jamais tout à fait. Son évolution était subtile… Elle garderait néanmoins toujours, sans doute, ce décors de carte postale qui fait rêver les étrangers mais que les natifs, pour leur part, semblaient avoir de plus en plus de mal à se rappeler. Magnus aimait Paris… Mais il fallait avouer que la France, elle, aimait souvent dénigrer sa capitale, ingrate.

A propos de piquer une crise à Sebastian parce qu’il touchait à ses affaires, Magnus lève les yeux au ciel, haussant vaguement les épaules, amusé.

« C’est devenu une habitude je suppose. »

Et les habitudes avaient la vie dure dans la vie de Magnus ! Ça faisait des années que Sebastian touchait à tout dans ses affaires, rangeait quand il en éprouvait le besoin, mettait à sac quand il cherchait quelque chose… Et ça avait trait à tout ! Que ce soit ses t-shirts comme ici ou ses conquêtes qu’il tirait de son lit au petit jour à une autre époque, pour les balancer sur le palier. Sebastian était d’un sans gêne qu’on ne lui imaginait pas !

Ils reviennent sur le sujet des cuisines, du personnel… Et Magnus soupire sans rien dire un moment, s’observant brièvement dans le miroir de la salle de bain, au dessus du lavabo, pour déterminer si un rasage était absolument nécessaire.

« Il était bon. »

Magnus était prêt à en convenir. Mais Sebastian, qui le connaissait bien, devait commencer à le voir venir, non ?

« Mais il te faut la perfection. Le bon n’a pas sa place dans la course aux étoiles. »

Ce n’était pas suffisant… Et le personnel dont ce « Wolfgang » s’était entouré était à la hauteur du talent de son chef. Ils étaient bons. Mais ce n’était pas vraiment une qualité dans le langage du suédois.

« Je vais trouver l’équipe dont nous avons besoin en cuisine. »

Ils n’auraient peut être pas le CV que Sebastian voulait, lui qui était tant accroché à l’image, au paraître… Mais leurs compétences parleraient pour eux. L’allemand et lui avaient des visions très différentes qui ne leur permettaient pas réellement de réussir chacun de leur côté à son avis… Mais ensemble, ils pouvaient faire les compromis nécessaire à la réussite de leurs projets.

Quant à ne pas insulter Sebastian… Magnus ne l’avait pas vu comme ça. Il n’avait fait que tirer des conclusions à partir de ce que son compagnon ne cessait de lui répéter. Visiblement avoir le contrôle de la situation était très important pour lui, surtout dans une période d’incertitude comme celle-ci où il lui échappait en partit.

« Bien sûr que tu es un petit garçon perdu. »

Et avant qu’il ne se frustre, levant la tête sous l’eau chaude du pommeau de la douche pour en profiter pleinement, Magnus ajoute :

« On en est tous là. »

Lui… Sebastian… Mais aussi les jumeaux Greco qui s’étaient perdus en chemin. Et de fait :

« Mais on va retrouver notre foyer. »

A ce stade il était clair qu’il ne comptait plus les jours pendant lesquels il avait la permission de rester sur place. C’était sa nouvelle maison cette cuisine. La visite du Michelin ne l’effrayait pas.

« La cuisine sera bientôt de nouveau opérationnelle. Il faudra que tu briefe le personnel de salle. »

Magnus savait déjà que Sebastian le ferait. Il allait falloir que ces personnes là comprennent que le restaurant allait être mené à la baguette et que Sebastian tout comme lui allaient en demander toujours plus. L’excellence avait un prix… Et ceux qui n’étaient pas prêt à y répondre n’avait rien à faire au Haerlin.

« Insomnie ? »

Une question en rapport au fait que Sebastian n’ait pas dormit. Mais bon… Magnus n’était pas assez idiot pour ignorer le fait que cette insomnie tombait à point avec sa première nuit ici. Il ne dit toutefois rien. Il écoute de toute façon les conditions qui sont données… Et le jet d’eau de la douche s’arrête. Il n’y a que le silence un moment… Magnus aurait bien aimé refuser, juste par principe… Mais ça ne lui semblait pas cher payer pour obtenir ce que Sebastian lui promettait. De fait, rouvrant à nouveau l’arrivée d’eau :

« D’accord, comme tu voudras. »

De toute façon il était clean et il ne comptait pas replonger dans ses vieux travers.

« Tu vas appeler Angelo, alors ? »

Et puis revenant encore au sujet précédent, de loin :

« Je ne savais pas que tu voyais une psychiatre. »

Dim 7 Oct - 11:55
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