Glitter & Gloss | BAHAREH
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Allemagne
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Feat. : Daniel Brühl
Âge : 40 ans et il vit un peu mal ce passage à une nouvelle dizaine !
Statut civil : Célibataire de longue date & amoureux d'un abruti, ça c'est fait !
Métier : Maître D au Haerlin, le restaurant de son père. Ils possèdent deux étoiles Michelin.
Taille et poids : 1m75 & 73kg, pas très grand, pas très épais !

Messages : 91
RPs : 12
Autres comptes : Angelo Greco
Pseudo : LaMarquise
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L’Opéra de Paris était un de ces endroits guindés dans lesquels Sebastian était comme un poisson dans l’eau. Son complet d’aujourd’hui était signé Hugo Boss, une superbe pièce couleur prune qui faisait office d’osée dans ce lieu si classique et puriste, mais Sebastian était comme ça. Il gardait toujours un certain standing, puis un fois celui-ci bien en place, il ignorait la critique, le menton haut et le port altier. Ce soir, il n’était pas ici seul. Ce qui était pourtant souvent le cas… parce qu’il n’avait clairement besoin de personne pour faire les activités qui lui plaisaient ! Mais quand il avait entendu dire que l’opéra ponctuel présenté à quelques jours du mois d’octobre était Andrea Chénier, il avait immédiatement pensé à un de ses rares mais excellents amis, Bahareh. C’était, s’il ne s’abusait, un de ses opéras préférés. Et la rareté de la présentation de ses actes en faisait une spectacle prisé et coûteux. Il avait décidé de lui faire ce petit plaisir. Et il lui semblait que sortir lui ferait le plus grand des biens après le retour précipité et encore une fois non-annoncé de Magnus… Fait qu’il avait d’ailleurs gardé pour lui encore pour le moment.

Ils étaient assis dans une loge privée, entre deux actes, pile au milieu du spectacle. Autour d’eux, des voix s’élevaient maintenant que les artistes avaient quitté la scène pour l’entracte. Ils se levaient probablement, allaient se rafraîchir, parler à l’extérieur des loges… Mais Sebastian reste assis, jambes croisées, mains contre son ventre. Il avait décidé de prendre cette soirée très relaxe, malgré son aspect mondain. Tournant la tête vers Bahareh, il offre à son ami un sourire bref et en retenue. Il n’avait jamais été homme des grandes démonstrations, surtout en public.

« Est-ce que ça te plaît autant que tu l’espérais ? », demande finalement l’Allemand, réellement curieux. Il ne prendrait pas offense si c’était le contraire ! Ce serait dommage, néanmoins. Il lui semblait que Bahareh avait été impatient que cette soirée arrive, tout comme lui d’ailleurs. « Je ne suis pas le plus fin connaisseur d’opéra du monde. Mais j’aime les voix masculine de ténors. Elles sont un pur bonheur à mes oreilles. Et ce soir, elles ne manquent pas de panache et de profondeur, il me semble. »

Il a un rire bref, tournant la tête pour observer la scène vide, secouant négativement la tête. Ça lui faisait penser à ces idiots de jumeaux Greco. Quelque chose lui disait qu’ils allaient revenir dans sa vie très bientôt, même s’il allait s’en maudire autant qu’il allait maudire cet idiot de Magnus. Merci à Dieu pour cette soirée de détente bienvenue au milieu d’une mer fort mouvementée ! Et puis, ça faisait longtemps qu’ils s’étaient vraiment arrêtés deux secondes pour prendre plus que des nouvelles de l’autre sur le pouce, Bahareh et lui.

« Écoute-moi parler, un vrai snob. Je vis à la hauteur des attentes des autres à ce sujet. Dis-moi plutôt, qu’est-ce qui se passe avec toi ? Ça fait mille ans au moins qu’on n’a pas eu une soirée comme celle-ci où on a le temps de parler un peu plus que deux minutes entre deux impératifs. », fait remarquer l’Allemand. C’était quand même prévisible, vu leur train de vie respectif. Sebastian avait techniquement une journée de congé dans la semaine, mais il finissait toujours par se retrouver au restaurant quand même. C’était sûrement bête de sa part… mais il ne pouvait s’en empêcher. Il aurait été judicieux de choisir de vivre ailleurs qu’à l’hôtel pour être plus loin du restaurant, mais… On est ce qu’on est, hein ! « Tu as bonne mine. Quels cœurs as-tu brisés ces derniers temps ? »

C’était juste une petite boutade. Mais s’il le désirait, Bahareh aurait pu en briser des tonnes, c’était évident. Il n’était peut-être pas beaucoup plus grand que lui, même si ces quelques centimètres étaient conséquents à ses yeux ! Il était fin, raffiné, beau… et surtout, il avait encore toute sa jeunesse devant lui, ce que Sebastian enviait, lui qui avait tant de mal à se voir vieillir. Ça lui faisait toujours lever les yeux au ciel de voir son jumeau cultiver la barbe bien fournie et se ficher des crèmes de jour et de nuit. Quelle erreur…!  



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Ach, die Ewigkeit scheint mit dir klein


Ich will für immer bei dir sein...
Lun 1 Oct - 5:43
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Ouzbékistan
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Feat. : Alexander Vlahos
Âge : 28 ans
Statut civil : Célibataire
Métier : Nez, influenceur, comédien
Taille et poids : 1m78 pour 60kg

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Pseudo : Twilight Sparkle
Bahareh avait attendu cette soirée avec impatience toute la semaine. Et même plus longtemps que ça, depuis le jour où il avait su qu’il pourrait enfin voir une représentation de Andrea Chénier, cet opéra qu’il adorait mais qui n’était malheureusement que rarement produit. Il avait donc sauté sur l’occasion lorsqu’il avait apprit qu’il faisait partie de la saison de l’opéra Garnier. Y avait-il quelque chose de mieux que d’assister à un spectacle pareil dans un lieu aussi grandiose ? En fait, cela existait effectivement. Faire tout ceci, en compagnie d’un ami de longue date. Sebastian et lui, cela remontait à près de 8 ans, presque autant de temps que son arrivée en France et même si leur amitié avait connue quelques accros, à cause de leurs soucis personnels, ils s’étaient retrouver quelques années auparavant et étaient parvenu à garder leur relation. Seulement, ils étaient tous les deux extrêmement occupés, Sebastian avec son restaurant, et peut-être aussi le poids d’être issu d’une famille aussi prestigieuse que la sienne, et lui-même entre les laboratoires, les réseaux sociaux et la pièce de théâtre que préparait sa troupe amatrice. Il était donc difficile pour les deux de se retrouver et Bahareh était donc toujours excité quand cela était le cas.

A l’occasion de cette soirée à l’opéra, le jeune homme, toujours extrêmement soigné au demeurant, avait porté un soin tout particulier à sa tenue. Il avait jeté son dévolu sur une veste de costume rose poudré en laine mélangée Alexander McQueen accompagnée d’un pantalon slim noir du même créateur qui paraissait allonger ses jambes sur des kilomètres. Avec cela, il portait une chemise à col mao Isabel Marant et une paire de boots Saint Laurent pour compléter la tenue. Il avait décidé de ne pas tenter de dompter ses cheveux, laissant les mèches ondulées cascader autour de son visage et sur son front. Un look chic et excentrique comme il en avait le secret. Il avait accomplit tout cela sous le regard de ses followers pour une leçon de style impromptue. Quelques gouttes du parfum qu’il avait créé pour lui-même puis une écharpe de smoking noire autour du cou et Bahareh était dans le uber qui le menait vers l’opéra Garnier.

Une fois sur place, il remarqua immédiatement Sebastian, magnifique dans son costume. Ce dernier avait toujours eu l’œil pour les vêtements et encore une fois, il ne s’était pas trompé. La couleur peu conventionnelle lui allait à merveille, allumant des reflets miel dans ses cheveux et des éclats mordorés dans ses yeux bruns. L’œil féru de mode de Bahareh ne pouvait qu’approuver. Ils se firent la bise et s’installèrent dans la loge privée à laquelle ils avaient droit. C’est avec enchantement qu’ils profitèrent du premier acte des quatre qui composaient Andrea Chénier. Ils profitèrent de l’entracte pour discuter.

-C’est encore mieux que ce que j’avais imaginé. J’ai beau l’avoir écouté des centaines de fois, en voir une représentation, ça n’a rien à voir.

Il hocha la tête lorsque son ami lui fit part de son avis sur les ténors. Bahareh les aimait aussi, avec un petit coup de cœur pour Roberto Alagna, mais ce n’était pas ce qu’il préférait dans les opéras.

-Tu as parfaitement raison. Je te conseille d’aller jeter un œil sur E lucevan le stelle de Roberto Alagna. Voila un ténor qui te ravirait. Personnellement, je préfère les sopranos et contre-ténors. C’est peut-être cliché mais les arias me transportent. Toutes ses émotions contenues, simplement porté par une voix magnifique … D’ailleurs, ne sois pas surpris si je pleure à un moment donné.

Bahareh n’était pas vraiment d’accord avec le mot « snob » associé à Sebastian mais c’était simplement que pour lui, être snob, c’était se donner un genre, quelque chose de forcé. Sebastian n’était rien de tout cela. Il rougit à sa question sur ses amours. Comme si Bahareh était seulement capable de briser des cœurs. Il semblait plutôt que c’était toujours le sien qui se retrouvait en morceaux. De l’eau avait coulé sous les ponts depuis Adrien et cette relation toxique au possible et bien qu’il allait de l’avant, il en gardait toujours les traces. Il avait du mal à s’ouvrir suffisamment et accepter de baisser sa garde pour se laisser approcher. Quelques amants occasionnels réussissaient parfois à franchir ses barrières mais rien à voir à ce que sa vie avait été, avant tout ça.

-Arrête de dire n’importe quoi, tu sais bien que je n’ai pas vraiment la tête à ça. Sans parler du temps. Avec les fêtes qui approchent, c’est le branle bas de combat au labo. Il faut qu’on puisse offrir de nouvelles fragrances pour ces dames et ces messieurs. Et puis, il y a la fashion week en ce moment et on prépare une pièce de théâtre avec ma troupe. J’ai l’impression de ne pas avoir un seul moment pour moi. Tu ne sais pas à quel point cette petite soirée me fais du bien.

Et le jeune homme ne mentait pas.  Il lui semblait qu’il ne s’était pas détendu depuis des mois avant ce soir. Il observa un moment le mouvement des gens au-dessous d’eux avant de tourner son regard multicolore vers son ami.

-Mais et toi ? Encore occupé avec le restaurant ? J’espère que tu as pris le temps de sortir un peu et de briser quelques cœurs comme tu dis. Je doute que tu laisses quiconque indifférent.

Bahareh connaissait les éternels sentiments de Sebastian pour l’élusif Magnus mais il espérait toujours le voir tourner la page et se trouver quelqu’un qui pourrait le combler et le rendre heureux. Dieu savait tout l’amour que Sebastian avait à donner et qu’il méritait de recevoir, tout ce qu’il avait à offrir à quiconque était assez intelligent pour s’en rendre compte. Le nez se souviendrait toujours du soutien que son ami avait été pour lui lors de son divorce et de sa convalescence et tout ce qui avait suivi, il ne voulait que son bonheur.

-Il y a encore au moins dix bonnes minutes avant la reprise. On va chercher quelque chose à boire ? C’est moi qui offre.

Rien n’empêchait leur discussion de continuer alors qu’ils parcouraient les couloirs tendus de velours de l’opéra Garnier. Et Bahareh voulait vraiment savoir ce qu’il y avait de nouveau dans la vie de son ami.
Sam 6 Oct - 1:06
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